samedi 6 février 2010

Violon, poèmes : portraitures

Bien que ceci ne soit pas à strictement parler lié à ma résidence au Comptoir des mots, je voudrais profiter de cet espace* pour annoncer une rencontre qui aura lieu mercredi prochain, le 10 février, à 19 heures à l'auditorium du Pavillon Carré de Baudouin (119-121, rue de Ménilmontant – Paris 20e ; métros Gambetta, Jourdain)**.
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Dans le cadre du cycle Les rencontres du soir, j'aurai le plaisir de partager la scène de l'auditorium pendant une heure avec Benjamin de La Fuente (compositeur et violoniste, récent Grand Prix de l'Académie Charles Cros pour son disque La longue marche (æon, 2009), pour le livret duquel j'ai écrit 99 notes préparatoires à la longue marche***).
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Benjamin jouera du violon, donnera à entendre sa musique enregistrée pour ensemble. Je lirai de la poésie. Nous parlerons de nos "pratiques" artistiques. Parfois, violon et poèmes se croiseront, parfois non. Ce sera sympathique (j'espère). En tout cas, je suis très curieux de faire cette expérience.
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Et puis, cerise sur le gâteau : l'entrée est libre. Et ça me fera plaisir de vous voir.
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* Et puis c'est mon terrain de jeu après tout, je fais skeujveu.
** Ce qui est très près du Comptoir des mots, d'ailleurs.
*** Quelle coïncidence !

mercredi 3 février 2010

Oups ! (un titre)

Hier au Comptoir, j'ai collé un mot sur l'excellent dernier livre de Céline Minard, Olimpia*, j'ai acheté Petit-bleu et Petit-jaune de Leo Lionni pour mon fils et Les idiots (petites vies) d'Ermanno Cavazzoni dans une splendide édition chez Atilla (vous vous rappelez l'éditeur Benoît dont il était question ? C'est lui !) Tout tournait autour de l'Italie donc.**
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Du coup, je n'ai parlé à personne de (et d'ailleurs personne ne m'a parlé de) la polémique autour de l'article de Roubaud paru dans le Monde Diplomatique : "Obstination de la poésie". Sébastien Smirou a écrit dans la foulée sur son site (et celui de P.O.L) un texte allant dans le même sens. Et vlan ! réaction de Prigent ici (P.O.L) et de Bobillot (Sitaudis). Ils ne sont pas contents, ouh la la ! Et l'avant-garde (revendiquée)*** quand elle est pas contente, elle en devient très méchante et veut faire passer les cibles de sa colère pour des réacs.
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Vous voyez que je n'argumente pas sur le fond, ce n'est pas mon truc. Je reprendrai juste la conclusion de l'article de Jacques Roubaud :
"Ce que je viens d'écrire est pour défendre le point de vue suivant : que la poésie a lieu dans une langue, se fait avec des mots ; sans mot pas de poésie ; qu'un poème doit être un objet de langue à quatre dimensions : être composé à la fois pour une page, pour une voix, pour une oreille, et pour une vision intérieure. La poésie doit se lire et dire."
J'ajouterai seulement que Petit-Bleu et Petit-Jaune, lorsqu'ils s'embrassent, ils deviennent Petit-Vert.****
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* Je ne développerai pas mais… qu'est-ce que c'est bien, Céline Minard !
** Olimpia c'est Olimpia Maidalchini, la "papesse" du XVIIe siècle.
*** J'aime l'avant-garde. Moi-même je suis d'avant-garde et je ne le crie pas sur tous les toits. Comment ? Je devrais ? Ça veut dire que je ne suis pas d'avant-garde ? Ah ben oui, c'est vrai, je suis membre de l'Oulipo après tout, ce truc "ringard" pour pas mal de critiques, ceux-là même qui défendent, encensent, portent aux nues (à juste titre et au choix) Michelle Grangaud, Jacques Roubaud, Oskar Pastior, Jacques Jouet, Raymond Queneau ou Ian Monk… Je ne cite que les oulipiens "poètes" car nous parlons ici de poésie, n'est-ce pas ?
**** C'est gentillet ? j'assume !

mardi 2 février 2010

Sourire un peu forcé de l'accordéoniste

J'avais le souvenir d'un "Sourire de l'accordéoniste" mais lorsque j'ai rouvert les cahiers bleus, j'ai découvert à ma grande surprise qu'il était "un peu forcé". Quoi qu'il en soit, le titre n'est pas exactement de moi mais de mon ami Mathieu Blanc, je crois bien. Et il portait sur un projet de BD.
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Mathieu dessine, dessinait. Il était aussi musicien à l'époque et l'ai toujours. Si vous voulez écouter les chansons de Grand Bureau, cliquer sur "Grand bureau".* Les paroles de certains morceaux sont des adaptations de poèmes de N/S que j'ai co-écrit avec Ian Monk.
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Mathieu dessinait donc. Et nous évoquâmes un jour l'idée, pas plus d'une fois sans doute, de concevoir une BD ensemble… Cela ne s'est pas fait. Et plus tard, j'ai repensé à la chose en imaginant que j'aurai pu écrire, seul, une BD sans images, avec les planches découpées en cases, les phylactères, les commentaires… mais zéro dessin. Quelque chose qui n'était absolument pas intéressant dans le fond. Parce que les strips, les cases de la bande dessinée permettent un jeu avec la profondeur, la perspective, le séquençage, etc que je n'aurai jamais réussi à obtenir. Et il me semble qu'aujourd'hui quelqu'un comme Fred Léal, qui joue dans ses récits avec la dimension spatiale de la page et la typographie arrive à des résultats fantastiques** de rythme et de vitesse qui se rapprochent de la BD sans essayer aucunement de l'imiter.
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Allez, demain je parlerai d'autre chose.
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* C'est simple, non ?
** Je vous conseille par exemple Selva ou La porte 'verte chez P.O.L, Mismatch, Le peigne-noir ou Le peigne-rose aux éditions de l'Attente.
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La photo représente un détail de la quatrième de couverture de 99 exercices de styles de Matt Madden (L'Association, 2006).

lundi 1 février 2010

Avion

Savez-vous ce qu'est l'avion ? Je ne parle pas de l'aéroplane mais d'une invention de Michelle Grangaud (de l'Oulipo).
"Avion est une abrévation du mot abréviation." nous dit Michelle dans Une bibliothèque en avion (La bibliothèque Oulipienne n° 115). "L'abrévation du mot abréviation sous la forme avion est un mot dans le mot […]".
Eh bien les faux textes que je destine aux fausses pages de Re- sont une version pauvre de ce procédé : ce sont des avions de phrases ; c'est à dire que le contenu d'un faux texte, de la semaine x par exemple, résulte du prélèvement (dans le sens de la lecture) d'un certain nombre de mots dans tous les messages postés sur ce bog durant la semaine x.
Je dis "version pauvre" car il est beaucoup plus facile d'opérer une réduction de phrase en en prélevant des mots qu'une réduction de mot en en prélevant des lettres. L'avion de phrase de la phrase précédente pourrait être par exemple : "Je "version pauvre" est une réduction en mots de mot en lettres.", ce qui n'est pas très clair mais a le mérite d'être plus court.*
Un procédé d'autant plus pauvre que je m'autorise des "enjambements" d'une phrase originale à une autre : une phrase réduite peut être la compression de deux ou trois phrases du message originel. Cette technique me permet ainsi de condenser trois, quatre messages ou plus en 2050 signes.**
Encore une fois, il n'y a rien là de bien révolutionnaire et la "mollesse" du procédé ne forcera pas l'admiration de mes camarades oulipiens.
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Je suis cependant, pour l'instant, assez satisfait du résultat car il me permet de produire du texte sans "l'écrire" mais en recyclant les messages ici postés, ce qui était mon envie de départ : que Re-, le livre, naisse du matériau textuel présent sur ce blog sans en être la réutilisation brute.
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Autre chose encore : dans les 99 notes préparatoires à Re- j'écrivais, note 14, "Les pages sont des avions de personnages." Et je me dis que c'est peut-être cela que je voulais signifier : dans les faux textes, les 2050 signes sont tous les passagers d'un même bateau.
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* Et de toute façon, la version longue n'était pas beaucoup plus lumineuse.
** Et bientôt 2048.

samedi 30 janvier 2010

Fréquence / Hors-sujet

Vous avez peut-être remarqué une chute dans la fréquence de "postage" de mes messages ces derniers temps. Non ? Vous n'êtes pas très observateur !
Je n'ai pas d'excuse. Si ce n'est que je suis en retard sur tout. Ce n'est pas une excuse ? vous avez raison et je promets de me rattraper très vite.
Mais à qui parlé-je exactement là ? Dois-je quelque chose à quelqu'un ? Avant tout à moi-même sans doute.
Et comme un idiot (si, si…) je me suis fait cette promesse intérieure (écrire Re- en le "montrant" en train de s'écrire) devant témoins.
Voilà le résultat !
Allez une photo et on n'en parle plus.
(suite très bientôt)

lundi 25 janvier 2010

Impossible

On aimerait que ce soit aussi simple que d'appuyer sur un bouton. Un clic et ça roulerait : un poème tout rôti dans l'assiette. Mais c'est (heureusement) plus compliqué que ça.
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J'ai passé plus d'une semaine sur un fatras* à me demander ce que j'essayais de faire exactement, à quoi tout ça rimait.
C'est un peu déprimant ("bouh ! je suis poëte dans un monde où plus personne ne lit la Poësie"), stressant ("plus jamais je n'arriverai à écrire"), déboussolant ("mais pourtant en suivant la recette, là ça devrait…"). Mais comme c'est un sentiment qui revient régulièrement, à chaque livre (voire plusieurs fois pendant l'écriture d'un livre), un peu comme une vague qui enfle avant de se fracasser sur la grève**, il faut juste tenir et attendre que ça passe. Et ça passe toujours (en règle générale)…
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La particularité de Re-, c'est qu'il se nourrit de lui-même, on l'a déjà dit. Et la particularité des fatras situés sur les pages impaires de Re-, c'est qu'ils sont impossibles. C'est-à-dire qu'ils reposent sur le "non-sens". Et dans mon esprit, tout en reposant sur le non-sens, ils doivent me donner une vue (comme d'une fenêtre, vous voyez ?) de ce qu'est le livre que je suis en train d'écrire. Toujours la même fenêtre mais comme le temps change (le weather et le time) la vue change avec. Je sais que je n'explicite pas ici en quoi le caractère impossible des poèmes permet d'accéder à cette vue, mais je n'ai pas dit que la vue était dégagée.
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Dans les tout premiers temps***, je me disais, je m'étais dis, que le fatras correspondant à la semaine x parlait de la semaine x. Et puis je me suis (vite) rendu compte que c'était impossible.**** Le faux texte de la semaine x parle de la semaine x mais le fatras de la semaine x, qui lui fait face donc, si vous me suivez bien, ne parle pas de la semaine x. Il parle de Re- à un temps donné (qui est celui où s'écrit le poème). Et je me suis rappelé la note préparatoire 89 de mes 99 notes préparatoires à Re- : "89. Proposition : "une page impaire est le résultat de toutes les pages paires du livre."" J'ai écrit dans ce texte un certain nombre de "propositions" fausses mais je crois que celle-là est bonne. On croit qu'on écrit toujours n'importe quoi et puis…
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Donc, dit autrement, chaque fatras embrasse, embrasserait, le livre à lui tout seul, condense, condenserait, l'ensemble des pages du livre dans ses lignes*****. Maintenant que Re- m'a appris ça, je ne suis pas vraiment beaucoup plus avancé. C'est toujours aussi difficile d'écrire les poèmes. Et je me demande toujours, "localement", à quoi ça rime. La réponse est peut-être que ça rime, tout simplement. Et ça devrait me suffire : AB Ababab babaB.
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J'ai relu tout à l'heure quelques pages de Poésie, etc : ménage de Jacques Roubaud, qui n'ont pas pris une ride : "Que la poésie est difficile" (c'est le titre de la partie). Ça aide, un peu.
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* Mais non, mais non, personne ne m'a foutu à la porte.
** Désolé. Chez le marchand de Comparaisons & Métaphores, il restait plus grand chose aujourd'hui.
*** Je n'ai pas encore écrit beaucoup de poèmes.
**** ha ha !
***** Je sais, c'est plus facile à avancer qu'à démontrer.

dimanche 24 janvier 2010

Beau temps fixe

Beau temps fixe serait la suite de Trois sortes de jour. On pourrait considérer ça comme un luxe véritable, le fait de projeter la suite d'un premier roman jamais écrit, ou au contraire s'effrayer de cette fuite en avant même pas désespérée. À quand le troisième volet de la trilogie ? Et pourquoi pas une Comédie humaine potentielle ? Fournir des rayonnages entiers de bibliothèque sans écrire une ligne.* Mais, même cela, sans doute, ce serait trop demander à mes capacités de travail…**
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Beau temps fixe donc serait la suite de Trois sortes de jour et apporterait à la narration** le point de vue qui lui manque : l'histoire du Prince en fugue / villégiature permanente quelque part dans le Sud, insouciant des détectives à ses trousses, certain, pour tout dire, de n'être pas retrouvé (et pour cause : ils cherchent tous dans de mauvaises directions).
J'ai lu récemment un très bon roman de Christine Montalbetti, Journée américaine, dans lequel l'un des personnages, Tom Lee, passe son temps à écrire des romans qu'il n'achève pas et qui ont pour titre Time Is of the Essence ou Nothing to Write Home About. Tom Lee a fini par "élaborer" une théorie selon laquelle "tous les livres qu'on pourrait écrire pourraient s'intituler tantôt Time Is of the Essence, tantôt Nothing to Write Home About parce que ce sont les deux pôles qui nous structurent : la question du temps, bien sûr, et la fable de l'enfant prodigue, […] avec toutes les variantes qu'elle peut revêtir […] en la figure d'Ulysse."
Cela m'a fait penser à la proposition de Queneau selon laquelle tous les romans sont soit des Iliade soit des Odyssée. Et je me dis maintenant que ce diptyque a lui aussi quelque chose à voir avec ça. Mais je suis "pire" que Tom Lee, je n'essaye même pas.****
Évoquant Raymond Queneau, je me dois tout de même de préciser un point important sans lequel ce message ne serait pas complet. "Beau temps fixe", c'est aussi les trois derniers mots d'un roman de RQ, le premier que j'ai lu, et qui a pour titre Saint-Glinglin :
"Et la population se montre très satisfaite de croire savoir pourquoi le faire ou le défaire, si elle le voulait, quand elle le voudrait, en toute quiétude, le temps, le beau temps, le beau temps fixe."
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* Je pense à Paul Braffort (de l'Oulipo) et à ses Bibliothèques invisibles.
** Auto-dénigrement ? Oui, auto-dénigrement, ça me prend de temps à autre.
*** Je vous laisse cliquer sur le premier lien si vous voulez vous rafraîchir la mémoire.
**** cf. note **.

mercredi 20 janvier 2010

Sans titre (ni queue, ni tête)

Hier, à peine arrivé au Comptoir des mots, je suis tombé sur A. (qui porte le même prénom qu'Anouck, la fille de G.), une connaissance de Toulouse qui vit maintenant à côté de la librairie. Surpris tous les deux de nous retrouver là, nous avons décidé d'avoir une vraie discussion de comptoir au café de l'autre côté de la rue. A. est plasticienne (photographe) et utilise dans son travail les spores de champignon ! Je suis curieux de voir ça.
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Après notre rencontre, je suis tout de même retourné à la librairie (mais oui ! je suis sérieux, qu'est-ce que vous croyez ?) et j'en ai emporté les livres suivants : Férié de David Lespiau, Olimpia de Céline Minard et Les Malchanceux de B.S. Johnson.*
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La librairie n'a pas bougé pendant mon absence ou plutôt si, elle a beaucoup bougé, comme d'habitude.** Va falloir que je me remette à la page…
-Frédéric Forte
* Respectivement aux Petits Matins, chez Denoël et Quidam éditeur.
** Il est stipulé dans mon contrat de résidence que si je n'écris pas régulièrement des compliments de ce type, la "patronne", N., au demeurant très sympathique (vous voyez ? je recommence !), aura le droit de m'écharper.

mardi 19 janvier 2010

Mètres

Vous ne le savez pas encore, parce que je ne vous ai pas montré tous les poèmes composés, mais les mètres des 4 premiers fatras croissent à chaque nouveau poème* : le premier est constitué de vers de 6 syllabes, le deuxième d'octosyllabes, le troisième de décasyllabes et le quatrième de dodécasyllabes**.
Quand j'ai commencé à penser au cinquième poème, je voulais initialement l'écrire en endécasyllabes (11). Mais voilà : l'endécasyllabe n'est pas sorti et je l'ai écris en ennéasyllabes (9)…
Inutile de vous dire que cela a "cassé" l'ordonnancement que j'avais commencé à élaborer : une "montée" 6, 8, 10, 12 et une redescente 11, 9, 7. Après quoi, eh bien, je réfléchissais à un type de permutation reprenant les mêmes mètres mais dans un ordre différent.
Quoi qu'il en soit ma "faiblesse" m'a fait composer un poème en ennéasyllabes après lequel se pose le problème du suivant.
La variation métrique sera toujours de mise bien évidemment. Mais quelle mesure adopter ? Dois-je augmenter le nombre de mètres à utiliser ? Par exemple en les exploitant tous entre 6 et 15, ce qui fait 11 mètres différents ? Peut-être… Peut-être peut-être…
J'y réfléchis et je vous dis. Il va bien falloir que je l'écrive, ce sixième fatras.
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* Ce n'est pas très clair.
** Je n'ose pas écrire "alexandrins".

lundi 18 janvier 2010

Jacques Roubaud & Benoît Casas

Mercredi 27 janvier à 20h au Comptoir des mots, nous recevrons Jacques Roubaud, "poète, prosateur, traducteur, mathématicien, membre de l'Oulipo" et Benoît Casas, "activiste disparate, fauteur de poésie, lecteur et éditeur", fondateur de la maison d'édition Nous.
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Trois livres de Roubaud y ont paru : Traduire, journal (2000), Grande KYRIELLE du Sentiment des Choses (2003) et La Dissolution (2008). Casas a, quant à lui, publié dans son Antiphilosophique Collection le livre de poésie Diagonale en 2007.
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Nous parlerons de tout cela, et d'autres choses encore auxquelles je n'ai pas encore réfléchi.
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Soyez ponctuels (!) et venez nombreux pour la première rencontre poète<=>public 2010 !
 

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