mercredi 5 mai 2010

À distance

De petits ennuis informatiques m'ont empêché de poster un nouveau message plus tôt. Et cette pause (pas une nouveauté en soi ces derniers temps…) indépendante de ma volonté (ça c'est neuf) m'a permis de réfléchir à Re- avec un recul supplémentaire.
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Voici. Dans tout projet de livre, dans toute écriture en cours, je (on ?) tâtonne. On avance de 3 pas et on recule de 10. C'est ce qui fait que souvent le nombre de pas s'achevant dans le négatif, le livre ne voit pas le jour*.
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Re- est particulier en deux sens : 1°) le travail de conception du livre est montré et 2°) le livre ne parle de rien d'autre (?) que du processus lui-même. C'est l'idée générale.
Maintenant si je suis honnête dans ce que je montre, je dois donner à voir (entendre, lire) les hésitations, les atermoiements, les bifurcations, les remords, les ratures, les retours en arrière, etc. Et je l'ai déjà fait.
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Je continue : j'ai "mis en place" pour les fausses pages de ce livre un certain nombre de paramètres (pas vraiment "oulipiens" mais formels) et, si les belles pages, c'est-à-dire la composition des fatras, progressent de manière lente mais de plus en plus sûre, je ne suis par contre plus convaincu par ce que j'ai pu écrire concernant les faux textes. Et surtout ne suis plus convaincu par les faux textes produits eux-mêmes !
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J'avais laisser le problème de côté depuis un moment et force m'est de constater aujourd'hui que je dois faire machine arrière. Pas forcément en tout mais sur pas mal de points. Je ne sais pas encore exactement ce que cela donnera mais I'll keep you posted.
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Parce que, ah oui, il est hors de question que Re- ne voit pas le jour.**
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ps : sur un tout autre sujet je renvois ici à la critique du n°1 de Ligne 13 que fait Claro sur son blog Le Clavier cannibale II.***
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* Ce qui ne veut pas dire que, potentiellement, il n'existe pas (cf. la rubrique Titres).
** Ce sera pour plus tard que prévu, mais ce sera.
*** Que pour le coup, j'ajoute dans les liens amis.

samedi 1 mai 2010

Happy / Hors-sujet

Double (triple même !) occasion d'écrire un "hors-sujet" : cela fait très longtemps que je n'en ai pas fait*, c'est la fête du travail et mon fils a aujourd'hui 1 an.
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Mais qu'est-ce qu'un "hors-sujet" exactement ?
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Peut-être qu'en fait je suis pile dans le sujet.
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Qui est Re-.
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*Sauf involontaire.

jeudi 29 avril 2010

Les voies parallèles du maintien et de l'occupation

"Les voies parallèles du maintien et de l'occupation" est le titre d'un encadré dans le Robert historique en 3 volumes, il me semble. Je ne sais plus comment on en est arrivé là précisément mais je sais pourquoi. Et j'écris "on" car pour trouver ce titre-là, je n'étais pas seul.
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En mai (juin 2003), les éditions de l'Attente m'avaient invité à venir lire à Bordeaux.* À cette occasion, je rencontrai Isabelle Jelen, personnalité active des Cuisines de l'Immédiat, artiste polyvalente (de la vidéo à l'expérimentation culinaire en passant par la chanson) dont j'apprécie particulièrement les courts "textes" très conceptuels.**
Nous nous dîmes : "faisons quelque chose ensemble !" et nous ne fîmes rien. Mais nous le fîmes avec élégance, et ce rien à un nom : Les voies parallèles du maintien et de l'occupation.
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Si ce n'est pas de l'œuvre potentielle, ça…
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photo : page 29 de Collection particulière d'Isabelle Jelen
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* Avec Marie Rousset, que j'ai revue récemment à Clermont-Ferrand.
** Lire notamment à l'Attente : Carnet de bal, La meilleure manière de partir, Collection particulière, Nouvelle coiffure, mon savoir

lundi 26 avril 2010

Quatrines

Cela fait trop longtemps que je n'ai rien écrit sur la "machinerie" de Re-. Pourtant j'y pense, j'y pense… Et, notamment, puisque j'ai écrit ici que j'avais changé mon fusil d'épaule concernant la longueur des vers, il me fallait bien revoir la structure que j'avais envisagée .
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Alors, qu'ai-je fait ?
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Ayant limité à quatre les mètres possibles de vers (6, 7, 8 et 9), chaque type de fatras apparaîtra donc onze fois. Comment les organiser ? J'ai choisi de faire ça :
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Je prends une première pseudo-quatrine* en partant de la série 6 7 8 9 :
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6 7 8 9
8 6 9 7
9 8 7 6
7 9 6 8
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et puis une seconde pseudo-quatrine en partant de la série 6 8 9 7 :
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6 8 9 7
9 7 8 6
8 6 7 9
7 9 6 8
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qui fonctionne sur un autre mode de permutation mais comme ma série de départ est différente, elles se terminent toutes deux sur la même suite 7 9 6 8 (c'est pas fait exprès).
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16+16 = 32, il manque encore 12 positions pour atteindre mes 44 poèmes.
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J'intercale donc entre les deux une pseudo-pseudo-quenine interrompue en partant de la série 6 9 8 7 :
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6 9 8 7
7 6 9 8
8 7 6 9
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Ce qui nous donne au final l'ordre suivant** – qui représente, je le redis, l'ordre des métriques utilisées pour chacun des 44 poèmes – peut-être définitif mais on ne sait jamais…
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6 7 8 9
8 6 9 7
9 8 7 6
7 9 6 8
6 9 8 7
7 6 9 8
8 7 6 9
6 8 9 7
9 7 8 6
8 6 7 9
7 9 6 8
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* 4 n'est pas un nombre de Queneau ; c'est-à-dire qu'il ne peut donner lieu à une n-ine au sens strict. Mais Jacques Roubaud a cherché à étendre ce type de permutations à d'autres nombres, dont le 4 (lire également Sainte Catherine de Harry Mathews publié chez P.O.L), d'où ce "pseudo".
** À lire toujours de gauche à droite.

samedi 24 avril 2010

Au-delà du volcan

J'aurais dû vous annoncer ici la rencontre prévue mercredi 28 avril avec Emmanuelle Pireyre et Céline Geoffroy. Seulement voilà, Emmanuelle, partie en voyage au Japon, se trouve retenue à Tokyo par un volcan. Aïe !
Les voies du ciel étant impénétrables, nous avons préféré annuler la rencontre initialement prévue (où l'on aurait parlé des livres d'Emmanuelle mais aussi de création radiophonique avec Céline Geoffroy).
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Mais bon… On ne va pas renoncer à une soirée, tout de même ! Dans le cadre de ma résidence, dix étaient prévues, dix il y aura.
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Je propose donc ceci : à 20 h précise, mercredi 28 avril au Comptoir des mots (239, rue des Pyrénées, Paris 20e – métro Gambetta), je serai là et lirai de la poésie (mais pas la mienne) : des extraits de Comment faire disparaître la terre d'Emmanuelle Pireyre pour commencer. Et j'invite tous ceux qui le souhaitent à venir nous rejoindre, l'équipe du Comptoir et moi, pour lire, à voix haute, ce que bon vous semblera (tant que ce n'est pas vous qui l'aurez écrit).
Vous pouvez apporter des livres de votre propre bibliothèque. Mais, par chance, dans la librairie Le Comptoir des mots, il y a également des livres (quelle coïncidence !), vous pourrez donc même venir les mains vides.
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On lira, on parlera et on festoiera. C'est dit.

mardi 20 avril 2010

L'affaire Furtif de Sylvain Prudhomme

Je viens de lire un roman formidable : L'affaire Furtif, par Sylvain Prudhomme, publié chez Burozoïque dans la collection "Le répertoire des îles" de Mathieu Larnaudie. Texte tellement formidable que je suis un peu dépité de ne plus pouvoir le lire pour la première fois.
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Je n'en ferai ni la critique ni n'en résumerai l'intrigue : je ne sais pas le faire et je n'aime pas ça.
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Mais j'ai vraiment envie de partager avec le plus grand nombre cet immense plaisir de lecture.
Le livre m'a fait penser – et pour moi, c'est un compliment – à certains textes de Georges Perec (La partie "W" de W ou le souvenir d'enfance, deux ou trois "romans" de La vie mode d'emploi ou un petit quelque chose de La disparition (sans le lipogramme)), le Perec lecteur de Jules Verne et des romans d'aventures adolescents. Avec sa couleur propre, attention ! qui à mon avis n'appartient à pas grand monde d'autre que Sylvain Prudhomme.
Faites-moi confiance : achetez-le (8 €), dévorez-le et ensuite vous n'aurez plus, tout comme moi, qu'une seule envie : en parler et le relire !

dimanche 18 avril 2010

Tangos en prose

L'idée était simple (sur le papier) : relever les deux cents mots les plus fréquents dans un corpus significatif de de tangos argentins* pour constituer un lexique exclusif, une langue privée (privée de tous les autres mots)**.
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Composer ensuite des tangos en prose, pas des chansons, attention, des tangos-en-prose, poèmes qui essayeraient de parler de tout sauf des thèmes classiques du tango (amour perdu, exil, mélancolie, solitude, etc.)
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La question dès lors aurait été : comment exprimer le concept de, disons, "fourchette" dans une langue qui ne possède pas ce mot ? Le genre de choses qui me passionnent…
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Le problème c'est que mon affaire a capoté dès la phase 1, la récolte "statistique" des mots du tango. Faire ça à la main, ah non ! c'était vraiment trop pénible.
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Tant pis…
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* Chantés, évidemment, et dans leurs traductions françaises.
** Mais les mots-outils auraient été autorisés.

jeudi 15 avril 2010

Polaire

Polaire
-
si
ours
blanc
devant
toi
récit
blanc
devant
toi
de
ses
aventures
(vite)
point
blanc
sur
blanc
jusqu'
à
l'
hiver
devant
toi
il
est
mort
et
le
trou
le
plus
froid
(vite)
on
l'
enterre
pour
une
autre
fois
le
mystère
de
ces
glaces
la
banquise
devant
toi
imperturbable
la
raison
qui
échappe
et
(vite)
enchaîne
le
contraire
du
vertige
devant
toi
on
ne
peut
pas
non
admettre
quoi
le
repère
est
fondu
il
n'
y
a
pas
de
repère
tout
est
blanc
blanc
cette
fois
(je me rappelle avril)
et
comme
on
préfère
la
neige
devant
toi
n'
est
ce
pas
beau
la
neige
oh
et
ce
mystère
ce
qu'
il
y
a
dessous
(vite)
et
en
dessous
on
fait
un
trou
devant
toi
pour
ours
blanc
dans
le
blanc
devant
toi
on
enterre
et
puis
non
c'
est
de
l'
eau
(vite)
de
la
glace
(vite)
un
état
si
on
ne
bouge
pas
liquide
et
geler
et
courir
se
rouler
(vite)
dans
la
neige
n'
est
ce
pas
apprécier
blanc
le
froid
devant
toi
admettre
alors
et
vide
et
plein
la
position
abstraite
(vite)
le
point
blanc
devant
toi
ours
si
blanc
et
le
trou
(vite)
devant
toi
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
blanc
polaire
-
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mardi 13 avril 2010

Très peu d'objets nous font de l'ombre

Il y avait eu d'abord Schumann Lieder, qui me semblait un bon titre pour un ensemble de poèmes utilisant comme "base" formelle le Yi King (!)* Et puis lorsque j'ai commencé à composé les poèmes**, un vers m'a sauté aux yeux comme étant plus approprié pour désigner l'ensemble***.
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Très peu d'objets nous font de l'ombre. L'énoncé, d'abord, est un octosyllabe. Ce qui n'est pas inintéressant. Et surtout, il est ambiguë.
Soit on entend "très peu d'objets nous font de l'ombre", soit on entend "très peu d'objets nous font de l'ombre". Et ce n'est pas la même chose.
Dans le premier cas, la vision "optimiste" l'emporte : ils sont si peu nombreux, les objets à nous faire de l'ombre, que la vie ne nous pèse pas. On est dans la lumière presque tout le temps.
Dans le second cas, bien sûr, c'est l'inverse. Il suffit d'un rien pour venir noircir le tableau, un minuscule pan de pénombre vient foutre notre vie en l'air.
Ce n'est pas que ça me préoccupe tant que ça en fait. Ce qui m'intéresse c'est plutôt que l'énoncé laisse entendre les deux, le lumineux et le sombre, ce qui me semble un plutôt bon raccourci**** du Yi King.
-
* Le Yi King, ou Livre des Mutations chinois, comprend 64 "hexagrammes". 64 c'est 8x8. J'imaginais d'écrire 64 poèmes. Chaque poème composé de 8 lignes, chaque ligne constituée de 8 segments. Aux segments seraient attribués deux types de caractéristiques formelles échelonnées de 1 à 8. D'une ligne à une autre ces 2x8 caractéristiques changeraient de positions en permutant selon deux types d'octine, deux pseudo-quenines d'ordre 8 sur le modèle proposé par Jacques Roubaud dans N-ines, autrement dit quenines (encore), La Bibliothèque Oulipienne n°66. C'était pas de la tarte, me direz-vous. Et c'est vrai : je n'y suis toujours pas arrivé.
** Plus exactement à la troisième tentative d'écriture de ces poèmes…
*** C'est une chose très rare pour moi qu'un titre émerge après le début du travail de composition proprement dit (mais je l'ai déjà dit).
**** Et comme tout raccourci, forcément réducteur.

dimanche 11 avril 2010

Tirer-un-trait

C'est avec un grand plaisir que j'annonce ici la parution du premier numéro de la revue Ligne 13*. Intitulé Tirer-un-trait, l'ouvrage est disponible dans un tas de bonnes librairies, dont le Comptoir des mots qui recevra d'ailleurs les deux fondateurs de la revue, Francis Cohen et Sébastien Smirou, ainsi que quelques-uns des auteurs ayant participé au numéro (Marie-louise Chapelle, Jean Daive, Christophe Mescolini et votre serviteur, d'autres peut-être…) le mercredi 5 mai à 20h pour une soirée de "lancement" du canot**.
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Puisque je suis dedans, je ne vais pas vous dire tout le bien que j'en pense. Mais ça me démange.
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* Vous pouvez vous y abonner en visitant le site.
** La revue est superbement illustrée par François Matton qui me pardonnera, je l'espère, le massacre photographique de son dessin de couverture…
 

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